C'est la règle la plus simple et la plus oubliée de la prévoyance : un rachat LPP se déduit du revenu imposable l'année où il est versé. Un versement qui arrive sur le compte de la caisse en janvier se déduit sur l'année suivante : l'avantage fiscal de l'année en cours est perdu.
Les trois vérifications avant de verser
- Le potentiel de rachat : il figure sur votre certificat de prévoyance ; au besoin, demandez un calcul à jour à votre caisse.
- La règle des 3 ans : aucun retrait en capital dans les 3 ans qui suivent un rachat, sous peine de redressement fiscal. Décisif si vous visez une sortie en capital ou un départ de Suisse.
- Les délais : les caisses fixent souvent une date limite interne (mi-décembre) pour garantir la comptabilisation sur l'année. Un virement du 31 décembre peut arriver trop tard.
Étaler plutôt que concentrer
Fiscalement, plusieurs rachats répartis sur plusieurs années battent presque toujours un gros rachat unique : chaque versement rabote la tranche la plus haute de votre revenu imposable. La stratégie se construit avec vos lacunes et votre horizon de retraite.
Sources : ch.ch, le 2ᵉ pilier · OFAS, prévoyance professionnelle.