C'est la notion la plus mal connue du 2ᵉ pilier, et pourtant l'une des plus rentables à maîtriser. Votre avoir se compose souvent de deux parties, qui n'obéissent pas aux mêmes règles : l'obligatoire et le surobligatoire.

La part obligatoire

C'est le minimum imposé par la loi. Elle concerne le salaire coordonné, jusqu'à un plafond (90 720 CHF de salaire annuel en 2026, soit un salaire coordonné maximal de 64 260 CHF). Elle bénéficie de garanties légales fortes :

La part surobligatoire

C'est tout ce que votre caisse assure au-delà du minimum légal : la part de salaire au-dessus du plafond, ou des prestations plus généreuses. Elle est plus souple, mais moins encadrée :

Deux personnes avec le même capital total peuvent toucher des rentes très différentes, selon la répartition entre obligatoire et surobligatoire et selon le taux appliqué par leur caisse.

Le taux enveloppant : le piège à comprendre

Beaucoup de caisses appliquent un taux de conversion enveloppant : un taux unique, mélangeant obligatoire et surobligatoire, souvent inférieur à 6,8 %. C'est légal, tant que la rente obligatoire minimale garantie est respectée. Mais cela signifie que votre part surobligatoire est convertie à un taux plus faible. D'où l'importance de bien lire votre certificat et de comparer les caisses.

Pourquoi cette distinction compte pour vous

Sources : Zurich, taux de conversion · OFAS · Chiffres clés LPP 2026.

Cet article est fourni à titre informatif et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil personnalisé ni un document contractuel. Les montants, taux et règles peuvent évoluer. Pour toute décision, faites le point avec un conseiller au regard de votre situation.

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