Un parcours professionnel en Suisse laisse parfois plusieurs avoirs de 2ᵉ pilier éparpillés : un compte de libre passage par-ci, une police par-là. Faut-il tout rassembler ? La réponse dépend de deux logiques opposées : la clarté et la fiscalité.

La règle de base : limiter le nombre de comptes

La loi tolère au maximum deux comptes de libre passage. Dès que vous êtes salarié, vos avoirs doivent en principe rejoindre la caisse de votre employeur. Regrouper vos avoirs de libre passage présente de vrais avantages : une vue d'ensemble, un seul interlocuteur, et surtout aucun risque d'avoir oublié.

Pourquoi garder parfois deux comptes

Il existe une exception importante. Au moment de la retraite, retirer son capital en une seule fois fait grimper l'impôt, car son taux est progressif. En répartissant l'avoir sur deux institutions différentes et en retirant sur deux années civiles distinctes, on lisse cette progressivité et on paie moins d'impôt. C'est la logique de l'échelonnement des retraits.

Deux logiques à ne pas confondre

On regroupe pour la clarté pendant la vie active, mais on peut vouloir fractionner les retraits à l'approche de la retraite pour l'impôt. L'idéal se prépare quelques années avant le départ.

Le cas du frontalier

Résident de France, vous devez aussi tenir compte de la fiscalité française du retrait. La stratégie de regroupement ou de fractionnement se pense donc des deux côtés de la frontière.

Sources : ch.ch, libre passage.

Cet article est fourni à titre informatif et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil personnalisé ni un document contractuel. Les montants, taux et règles peuvent évoluer. Pour toute décision, faites le point avec un conseiller au regard de votre situation.

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