On résume souvent le 2ᵉ pilier à la retraite. Mais la LPP couvre en réalité trois risques : la vieillesse, l'invalidité et le décès. Savoir ce qui est prévu en cas de coup dur, c'est savoir si votre famille est suffisamment protégée.
En cas d'invalidité
Si une maladie ou un accident vous empêche durablement de travailler, le 2ᵉ pilier prévoit une rente d'invalidité, en complément de celle de l'AI (1ᵉʳ pilier). Son montant dépend de votre avoir de prévoyance et du règlement de votre caisse. Des rentes complémentaires pour vos enfants peuvent s'y ajouter.
En cas de décès : la protection des proches
Au décès de l'assuré, la LPP prévoit des rentes pour les survivants. Au minimum légal (part obligatoire) :
- Rente de conjoint survivant : 60 % de la rente d'invalidité ou de vieillesse à laquelle l'assuré avait droit ;
- Rente d'orphelin : 20 % de cette même rente, par enfant, jusqu'à 18 ans (ou 25 ans en cas d'études).
Les conditions pour le conjoint survivant
Le conjoint survivant a droit à une rente s'il a un enfant à charge, ou s'il a au moins 45 ans et que le mariage a duré 5 ans ou plus. S'il ne remplit aucune de ces conditions, il reçoit une indemnité unique équivalant à trois rentes annuelles.
Ces montants sont des minimums légaux calculés sur la part obligatoire. Le concubin ou le partenaire non marié n'est pas toujours protégé par la LPP. Selon votre situation familiale, une assurance décès complémentaire ou une planification spécifique peut être pertinente.
Bonne nouvelle : la part surobligatoire peut prévoir des prestations plus généreuses. Tout dépend du règlement de votre caisse, qu'il faut lire attentivement. Voir notre guide comparer les caisses.
Sources : OFAS, prévoyance survivants · Protection du 2ᵉ pilier en cas de décès.